la galerie du cartable :::: Roland Barthes, Marguerite Duras, dialogue fictif #7 :::: (Bande Annonce)

Roland Barthes : Olivier Robin
Marguerite Duras : Joseph Morder
Olivier G, le Gigolo, l'infirmière militaire : Martin Barachin
L'autre amant : Benjamin Thomas
Format : Super 8 entouré de téléphones portables, vidéos numériques et HDV
Durée : ( 10 bobines de 30 mètres)
Production et Réalisation : la galerie du cartable avec le soutien de la DRAC CENTRE


Résumé
Nouvelle énonciation de la mort de Roland Barthes sous la forme manifeste d'un travestissement burlesque du cinéma indépendant.
Pastiche, parodie, collage sont des constantes de la création poétique de ce film, ignoble et crade à l'image mais subtil au son, qui définit son style excentrique par des éléments formels précis : réécriture, dialogue, imitation, rabaissement, cruauté injustifiée, carnaval, irrespect, distorsion des modèles et détournement des codes.
Directement inspiré de l'excentricité savante et littéraire de la Renaissance, tant prisée par les Humanistes et les poètes baroques, qui signalaient leur aptitude au jugement critique en usant d'une rhétorique de la déviance. Son actualisation dans les dialogues fictifs marque notre volonté d'une constante possibilité d'ironie dans l'art.
Enfin, tourné à l'arraché au Collège de France, dans les rues et les squats d'artistes parisiens. Il mettra en scène au-delà de sa sphère comique les possibilités de continuité de la tradition marginale à l'époque contemporaine.

Mais ne serait-il pas temps d'en faire encore autre chose ?

Lieu de tournage :
Paris, Collège de France, les ateliers de l'entreprise culturelle.
Appartement de Joseph Morder


Journal du tournage (extrait)
vendredi 24 août 2007
Nous partons déjeuner dans le quartier, je leur propose le Pentadactylos. Mais une fois arrivés nous trouvons porte close et nous nous replions sur le restaurant le plus proche. On passe commande : c'est infâme, le vin est bouchonné, la viande de la semelle, même les pâtes au saumon de Martin sont ratées. Finalement il n'y a de bon que l'andouillette d'Olivier. Mais nous ne disons rien, nous ne nous plaignons pas. Pour compenser, on décide de tourner une scène de repas entre Martin et Olivier. Martin à l'idée de montrer à Olivier des longs gants en latex noir. Nous filmons la scène. Bien sûr, nous nous écartons du journal de Roland Barthes. Tant mieux. Le film ne doit pas, jamais illustrer. Eviter les pléonasmes. la répétition de l'identique. Avec Olivier et Martin, je le sens, ça va dévier.
On sort du resto dans la rue et là, effectivement, ça dévie. Ils partent en live en se tenant la main.
Les cheveux roses de Martin et la perruque de Roland Barthes leur donne une allure sans référence. Ils sont turgescents, indécents, vrais.
Presque envoûtés, ils marchent en sens inverse, nous les redirigeons boulevard St Germain en direction du Flore. Fabrice filme des fragments. Puis, je prends la caméra quand nous remontons le boulevard St Germain. Quelques prises de vue à la sauvette en marchant. Olivier et Martin aperçoivent un accordéoniste et décident de danser devant la terrasse d'un café une sorte de valse dégénérée, je filme l'action et l'accordéoniste. Chacun lui donne un peu d'argent.

journal complet


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