| en collaboration avec 68Septante asbl Salon Mommen Atelier Mommen asbl 37 rue de la Charité 1210 Bruxelles métro : Madou et Arts-loi |
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Prendre la parole ou la donner : ce troisième salon montre comment
des artistes font usage de l'outil vidéo pour prendre la parole, l'offrir
à ceux qui en sont privés et favoriser son émergence.
Par l'intermédiaire de la vidéo, des auteurs s'impliquent intimement
et font connaître leurs sentiments sur le monde contemporain.
Pour ce salon, nous avons sélectionné un ensemble de travaux
qui présente deux formes d'enregistrement de la parole : le témoignage et l'auto-filmage (acte de se filmer soi-même), l'une n'excluant pas nécessairement l'autre.
Le témoignage
La première démarche se rapproche de la pratique documentaire. Soit l'auteur "se raconte" ; des épisodes de son histoire personnelle croisent les mouvements de l'Histoire. Le film devient par extension, l'expression particulière de souffrances communes. Soit l'auteur raconte une réalité déconcertante à laquelle il s'est confronté et en délivre un témoignage personnel.
Dans les deux cas, filmer la parole revient à faire acte de mémoire.
L'auto-filmage
La seconde démarche, l'auto-filmage, se rapproche de la pratique théâtrale. L'auteur endosse son "personnage"et se met en scène. La vidéo devient ici le champ d'une expression artistique spontané, où le "je" et le "jeu" se déploient tour à tour en un subtil mélange d'ironie et de distance critique. Poussée à l'extrême, cette pratique satisfait des besoins narcissiques compulsifs et un désir exacerbé de faire partager son quotidien.
Tout bas, Marianne Pistone, 2002
Ce soir, Monsieur et Madame dînent l’un en face de l’autre ; ils se taisent ; entre eux s’allonge encore la table toujours plus interminable. Il en va de même depuis vingt-cinq ans. Ils se taisent. Mais sans doute, n’en pensent pas moins. Alors il nous est donné d’entendre ce qui se dit tout bas. |
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Boucles, Loïc Connanski, 1998Avec ces boucles, Loïc Connanski est marionnette. S’il le désire, il peux rester des heures à faire le même geste, increvable, mieux qu’un robot.www.galeriepascalvanhoecke.com |
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Compilation Vidéos 1991-2006, de Loïc ConnanskiUn grain de folie furieuse souffle sur les vidéos de Loïc Connanski. C’est corrosif, impertinent et méchamment drôle. Ses vidéos apparemment simples dans la conception et dans la forme le sont moins par leur portée critique sur le monde de la communication de l’image et surtout de la TV.Tour à tour grandguignolesque et provocateur, acteur polymorphe voire performer, incarnant un monsieur tout-le-monde un peu niais, l’univers en trompe l’œil de Connanski échappe à toute classification. Avec une espèce d’hystérie, une imagination et une créativité hors norme, il exploite les codes du langage télévisuel et les techniques expressives du montage avec la volonté de montrer comment la manipulation et le détournement d’images et de sons, construisent du message, fabriquent de l’information, transforment le sens. Comme un illusionniste qui rate exprès ces tours de passe-passe, dans les vidéos de Connanki, le décor a toujours son envers. C’est un miroir grossissant qui dévoile les artifices du médium. Sans être didactique, son travail pourrait néanmoins servir de support à une éducation à l’image. Une contre-propagande à la dictature des médias rafraîchissante et désopilante. www.galeriepascalvanhoecke.com |
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Pour vivre j'ai laissé - 30'- 2004film d'atelier collectif de Bénédicte Liénard, Güldem Durmaz et Valérie Vanhoutvinck avec Ergün Elelci, Zeki Gürarslan, Umar Jibirin, Mustafa Mahaman, Masoumeh Mousazedeh, Bénédicte LiénardEn septembre 2004, des réalisateurs rencontrent un groupe de demandeurs d’asile. Ces derniers s’emparent de la caméra et filment leur quotidien. Leurs intuitions, leurs récits, leur lyrisme et leur humour transforment l’exercice «d’atelier» en acte de création expressif et poétique. |
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Cargo - 29' - 2001À l’origine une commande : un travail en vidéo sur un port. Or Laura, vidéaste anglaise née en 1970 et formée à New York dans le giron du cinéma expérimental, a la phobie de l’avion. Elle imagine donc de rejoindre son port en cargo. Mais pas n’importe quel cargo : un cargo container uniquement peuplé d’hommes, des marins philippins en l’occurrence. Evidemment, on commence par lui dire non. Mais, fidèle à son tempérament, Laura s’obstine malgré les refus et finit par se faire accepter parmi la trentaine d’hommes. Sa caméra lui sert de à la fois de bouclier et de fer de lance pour s’incruster là où on ne voudrait surtout pas d’elle. À l’arrivée, Cargo est rien moins qu’éblouissant. Images en apesanteur, travail sur la durée, couleurs hallucinantes et surtout, à travers la voix off, elle rend à ces hommes une humanité et une dignité exemplaire.Cargo is the story of a journey, I made on a container ship with a group of Rumanian and Filipino sailors, who were delivering cargo to the Middle East. I stayed on the ship six weeks. The sailors weren’t allowed to leave the boat and they spent their days waiting, singing karaoke and telling me stories in a small TV room. In Syria, the ports were military zones. I hid at a porthole and secretly filmed the life below: a man stealing wood, a soldier fishing off the edge of an abandoned submarine. Later, I made a narrative, that falls between reality and fiction. It was a way of showing the limbo these men were living in. | ![]() |
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Border 27'- 2004En 2002, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour de la Croix Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et iraquiens qui essayaient de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp.In 2002, Laura Waddington spent months in the fields around Sangatte Red Cross camp, France with Afghan and Iraqi refugees, who were trying to cross the channel tunnel to England. Filmed at night with a small video camera, the figures lit only by the distant car headlights on the motorways, Border is a personal account of the refugees' plight and the police violence that followed the camp's closure. www.laurawaddington.com | ![]() |
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Carcel Libertad de Lucia Wainberg - 31' - 2006"Prison Liberté" a été conçu à la manière d'un road-movie très personnel. Lucia, jeune femme franco-uruguayenne de 26 ans, cherche des témoignages sur la mémoire de la dictature en Uruguay . Elle interroge d'abord ses proches puis différents protagonistes qui ont joué un rôle dans cette histoire.Lucia nous fait découvrir avec légèreté les silences, les peurs et l'oubli de toute une société qui ne peut encore appréhender ses dénis.Carcel Libertad is a personal road movieLucia, a 26 years old franco-uruguaian girl enquires on the dictatorship in Uruguay.To understand what happened, she has conversations with main protagonists of this uruguayan story.The main character takes the opportunity of this trip to ask questions about history denies, fears and memory holes. This movie was recorded in 3 weeks. |
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Tout bas, Marianne Pistone, 2002
Ce soir, Monsieur et Madame dînent l’un en face de l’autre ; ils se taisent ; entre eux s’allonge encore la table toujours plus interminable. Il en va de même depuis vingt-cinq ans. Ils se taisent. Mais sans doute, n’en pensent pas moins. Alors il nous est donné d’entendre ce qui se dit tout bas. |
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Boucles, Loïc Connanski, 1998Avec ces boucles, Loïc Connanski est marionnette. S’il le désire, il peux rester des heures à faire le même geste, increvable, mieux qu’un robot.www.galeriepascalvanhoecke.com |
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Compilation Vidéos 1991-2006, de Loïc ConnanskiUn grain de folie furieuse souffle sur les vidéos de Loïc Connanski. C’est corrosif, impertinent et méchamment drôle. Ses vidéos apparemment simples dans la conception et dans la forme le sont moins par leur portée critique sur le monde de la communication de l’image et surtout de la TV.Tour à tour grandguignolesque et provocateur, acteur polymorphe voire performer, incarnant un monsieur tout-le-monde un peu niais, l’univers en trompe l’œil de Connanski échappe à toute classification. Avec une espèce d’hystérie, une imagination et une créativité hors norme, il exploite les codes du langage télévisuel et les techniques expressives du montage avec la volonté de montrer comment la manipulation et le détournement d’images et de sons, construisent du message, fabriquent de l’information, transforment le sens. Comme un illusionniste qui rate exprès ces tours de passe-passe, dans les vidéos de Connanki, le décor a toujours son envers. C’est un miroir grossissant qui dévoile les artifices du médium. Sans être didactique, son travail pourrait néanmoins servir de support à une éducation à l’image. Une contre-propagande à la dictature des médias rafraîchissante et désopilante. www.galeriepascalvanhoecke.com |
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Thierry Lagalla- Mais Pourquoi pars-tu?
« Une suite de séquences vidéos en niçois traduites
en anglais, pantaïer à la maison et aux environs. Ces petites
pièces tchatchent de la compétition, de la chance, du Gòbi,
de la création, dei tantiflas (potatoes), du retour à l’immanence
e companhia. Un heureux croc-en-jambe aux discours, aux comportements, et
attitudes convenues de notre société du spectacle. » |
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Gay Day Parade - 26' - 1999On retrouve la bande à Nelson, dans une sortie plus militante, pour la parade annuelle des homosexuels new-yorkais.Nelson’s friends come together for a more militant outing: the annual parade for New York homosexuals. A walk to the peer, the last day 29'- 1989Nelson part se promener avec son ami Bill et son chien sur les anciens docks, où il avait coutume de se rendre dans les années 70. Cette bande est troublante par son caractère prémonitoire. Pleins de nostalgie et de regrets, les propos de Nelson semblent contenir la conscience d'une mort prochaine mais inattendue, qui surviendra effectivement la nuit suivante.Nelson goes for a walk with his friend Bill and his dog along the old docks, where he often used to go during the 1970s. The small group is troubling because it is premonitory. Full of nostalgia and regrets, Nelson’s remarks seem to hint at an impending but unexpected death, which was indeed to take place the following night. |
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Le Salon Vidéo de Printemps est organisé avec le soutien de l’Ambassade
de France, des Ateliers
Mommens asbl et du Service des Arts Plastiques de la Communauté Française de Belgique.
Remerciements à tous les intervenants et à
If asbl.